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Annales · AM2 Maths · DS1 (11/10/2025)

DS1 de maths de l'année dernière — corrigé complet

DS1 de mathématiques d'A&M2 (11 octobre 2025) : 2 h, sur 20 points, ni document ni calculatrice. Au programme : analyse asymptotique (équivalents, DL, asymptotes), un exercice sur une suite définie implicitement (\(\tan x=x\)), et de l'algèbre linéaire (supplémentaires, projecteur, matrice d'un endomorphisme, changement de base). Structure : QCM (4 pts), restitution de cours (2 pts), 4 exercices (14 pts). Aucun corrigé officiel : tout est résolu ici et vérifié par calcul formel. L'énoncé de chaque question (image) est juste au-dessus de sa correction.

Sommaire

QCM · 4 pts (1 pt par question, une seule bonne réponse)

Le QCM est retranscrit ci-dessous (la copie scannée portait des cercles de réponse qui auraient masqué l'énoncé).

✏️ QCM 1 — Équivalent d'une suite ♦♦

Un équivalent de la suite définie par \(U_n=e^{\sin\sqrt{\frac{\ln n}{n}}}-\cos\!\Big(\dfrac{1}{\sqrt[4]{n}}\Big)\) est :
A : \(\frac{\ln n}{2n}\) · B : \(\frac{\ln n}{n}\) · C : \(\frac1{\sqrt[4]{n}}\) · D : \(\frac{1}{2\sqrt n}\) · E : \(\sqrt{\frac{\ln n}{n}}\) · F : \(\frac1{\sqrt n}\).

Méthode. Les deux termes tendent vers 1 : on ne peut pas faire la différence d'équivalents. On écrit \(U_n=\big(e^{\sin a_n}-1\big)+\big(1-\cos b_n\big)\) avec \(a_n=\sqrt{\frac{\ln n}{n}}\to0\) et \(b_n=n^{-1/4}\to0\), puis on compare les deux morceaux.

Premier morceau. \(\sin a_n\sim a_n\to0\), donc \(e^{\sin a_n}-1\sim\sin a_n\sim a_n=\sqrt{\dfrac{\ln n}{n}}\).

Second morceau. \(1-\cos b_n\sim\dfrac{b_n^2}{2}=\dfrac{1}{2\sqrt n}\).

Comparaison. \(\dfrac{1/(2\sqrt n)}{\sqrt{\ln n}/\sqrt n}=\dfrac1{2\sqrt{\ln n}}\to0\) : le second morceau est négligeable devant le premier. Les deux morceaux sont positifs, la somme est équivalente au terme dominant.

Réponse : E — \(U_n\sim\sqrt{\dfrac{\ln n}{n}}\).
PiègeLe réflexe « \(e^{\sin a_n}\sim1\) et \(\cos b_n\sim1\) donc \(U_n\sim0\) » est faux : on ne soustrait jamais deux équivalents. Écrire la différence \(f-g\) comme \((f-1)+(1-g)\).
✏️ QCM 2 — Équivalent en 0 d'un quotient ♦♦

Un équivalent en 0 de \(\dfrac{\sin x+\cos x-1}{\tan(x-x\cos x)}\) est :
A : \(0\) · B : \(-\frac1{x^2}\) · C : \(\frac1{x^2}\) · D : \(-\frac2{x^2}\) · E : \(\frac2{x^2}\) · F : \(\frac1x\).

Numérateur. \(\sin x=x+o(x)\) et \(\cos x-1=-\dfrac{x^2}{2}+o(x^2)=o(x)\). Donc \(\sin x+\cos x-1=x+o(x)\sim x\) (le terme en \(x\) domine, pas d'annulation).

Dénominateur. \(x-x\cos x=x(1-\cos x)\) et \(1-\cos x\sim\dfrac{x^2}{2}\), donc \(x-x\cos x\sim\dfrac{x^3}{2}\to0\). Comme \(\tan v\sim v\) quand \(v\to0\) : \[ \tan(x-x\cos x)\sim x-x\cos x\sim\frac{x^3}{2}. \]

Quotient. \(\dfrac{x}{x^3/2}=\dfrac{2}{x^2}\).

Réponse : E — \(\dfrac{2}{x^2}\).
PiègeSeulement une réponse est correcte (une réponse multiple vaut 0). Vérifier la puissance et le facteur : le dénominateur est d'ordre 3 (\(\frac{x^3}{2}\)) et le numérateur d'ordre 1, d'où \(x^{-2}\), avec le facteur 2 venant du \(\frac12\) de \(1-\cos x\sim\frac{x^2}{2}\).
✏️ QCM 3 — Équivalent d'une suite ♦♦

Un équivalent permettant de déterminer la limite de \(U_n=\dfrac{1}{4-\Big(1+\exp\big(\frac{1}{\sqrt n}\big)\Big)^2}\) est :
A : \(n\) · B : \(-\frac n4\) · C : \(\frac n4\) · D : \(-\frac{\sqrt n}{4}\) · E : \(\frac{\sqrt n}4\) · F : autre résultat.

Cadre. On pose \(t=\dfrac1{\sqrt n}\to0\). Le dénominateur est \(4-(1+e^t)^2\to4-4=0\) : forme \(\frac10\), on cherche son équivalent.

Factorisation (identité \(a^2-b^2=(a-b)(a+b)\)). \[ 4-(1+e^t)^2=\big(2-(1+e^t)\big)\big(2+(1+e^t)\big)=(1-e^t)(3+e^t). \]

Équivalents. \(1-e^t\sim-t\) et \(3+e^t\to4\), donc \(4-(1+e^t)^2\sim-4t\). Alors \[ U_n\sim\frac{1}{-4t}=-\frac{\sqrt n}{4}\ \longrightarrow\ -\infty. \]

Réponse : D — \(U_n\sim-\dfrac{\sqrt n}{4}\), donc \(U_n\to-\infty\).
PiègeNe pas écrire \(e^t\sim1\) pour simplifier : on obtiendrait \(4-4=0\) sans information. Il faut factoriser (ou développer : \((1+e^t)^2=4+4t+o(t)\), donc \(4-(1+e^t)^2=-4t+o(t)\), même résultat).
✏️ QCM 4 — Limite en 1 ♦♦

La limite de \(\dfrac{x^x-x}{1-x+\ln x}\) en \(x=1\) est :
A : \(-2\) · B : \(-1\) · C : \(0\) · D : \(1\) · E : \(2\) · F : autre résultat.

Cadre. On pose \(h=x-1\to0\) ; on développe à l'ordre 2 en \(h\) (forme \(\frac00\)).

Numérateur. \(x^x-x=x\big(x^{x-1}-1\big)\) avec \(x^{x-1}=e^{(x-1)\ln x}\). Or \(\ln x=\ln(1+h)=h+o(h)\), donc \((x-1)\ln x=h\cdot(h+o(h))=h^2+o(h^2)\to0\). Ainsi \[ x^{x-1}-1\sim(x-1)\ln x\sim h^2,\qquad x^x-x\sim x\cdot h^2\sim h^2. \]

Dénominateur. \(\ln(1+h)=h-\dfrac{h^2}{2}+o(h^2)\), donc \[ 1-x+\ln x=-h+h-\frac{h^2}{2}+o(h^2)=-\frac{h^2}{2}+o(h^2)\sim-\frac{h^2}{2}. \]

Quotient. \(\dfrac{h^2}{-h^2/2}=-2\).

Réponse : A — \(\displaystyle\lim_{x\to1}\dfrac{x^x-x}{1-x+\ln x}=-2\).
PiègeLe premier ordre du dénominateur s'annule (\(-h+h=0\)) : il faut aller à l'ordre 2. Même chose au numérateur : \(x^x-x=(1+h)+h^2+\ldots-(1+h)\) donc le terme en \(h\) disparaît aussi.

Restitution de cours · 2 pts

✏️ Q5 — Une application linéaire injective entre espaces de même dimension est bijective ♦
Énoncé Q5 (cours)
Énoncé de la question de cours.
Théorème du rangSi \(E\) est de dimension finie et \(f\in\mathcal L(E,F)\) : \(\dim E=\dim\ker f+\dim\operatorname{Im}f\).

Preuve.

  1. Noyau. \(f\) injective \(\iff\ker f=\{0_E\}\), donc \(\dim\ker f=0\).
  2. Théorème du rang : \(\dim\operatorname{Im}f=\dim E-0=\dim E\).
  3. Hypothèse \(\dim F=\dim E\) : \(\dim\operatorname{Im}f=\dim F\).
  4. Conclusion. \(\operatorname{Im}f\) est un sous-espace de \(F\) de même dimension finie que \(F\), donc \(\operatorname{Im}f=F\) : \(f\) est surjective.
  5. Injective et surjective : \(f\) est bijective. \(\blacksquare\)
PiègeL'étape 4 (« sous-espace de même dimension finie ⇒ égalité ») est celle que l'on doit écrire explicitement : sans elle, on passe de « \(\dim\operatorname{Im}f=\dim F\) » à « surjective » sans justification. Elle utilise que \(F\) est de dimension finie.

Exercice 1 — Étude locale et asymptote · 2 pts

✏️ Q6 — Étude de \(f(x)=\dfrac{x^2}{e^x-e^{-x}}\) au voisinage de 0 ♦♦
Énoncé Q6
Énoncé de la question 6 (1 pt).

Domaine. \(e^x-e^{-x}=2\operatorname{sh}x=0\iff x=0\). \(f\) est définie sur \(\mathbb R^*\), impaire : \(f(-x)=\dfrac{x^2}{e^{-x}-e^{x}}=-f(x)\).

Étape 1 — DL du dénominateur. \(e^x-e^{-x}=2\operatorname{sh}x=2\Big(x+\dfrac{x^3}{6}+o(x^4)\Big)=2x+\dfrac{x^3}{3}+o(x^4)=2x\Big(1+\dfrac{x^2}{6}+o(x^3)\Big)\).

Étape 2 — Simplifier par \(x\). \[ f(x)=\frac{x^2}{2x\big(1+\frac{x^2}{6}+o(x^3)\big)}=\frac x2\cdot\frac{1}{1+\frac{x^2}6+o(x^3)}. \]

Étape 3 — Inverse. \(\dfrac1{1+w}=1-w+o(w)\) avec \(w=\dfrac{x^2}{6}+o(x^3)\), donc \(\dfrac{1}{1+w}=1-\dfrac{x^2}{6}+o(x^2)\). Alors \[ f(x)=\frac x2\Big(1-\frac{x^2}6+o(x^2)\Big)=\frac x2-\frac{x^3}{12}+o(x^3). \]

  • Limite : \(\displaystyle\lim_{x\to0}f(x)=0\) ; on prolonge \(f\) par continuité en posant \(f(0)=0\).
  • Dérivabilité / tangente : \(f(x)=\frac x2+o(x)\), donc \(f'(0)=\frac12\) et la tangente en 0 est \(T:\ y=\dfrac x2\).
  • Position : \(f(x)-\dfrac x2=-\dfrac{x^3}{12}+o(x^3)\sim-\dfrac{x^3}{12}\). Pour \(x<0\) c'est \(>0\) : la courbe est au-dessus de la tangente ; pour \(x>0\) c'est \(<0\) : elle est en dessous. La tangente traverse la courbe : point d'inflexion en 0 (cohérent avec la parité de \(f\)).
Piège La valeur \(\frac12\) est la pente \(f'(0)\), pas la limite de \(f\) en 0. Test rapide : \(x^2\to0\) et \(e^x-e^{-x}\to0\) mais le numérateur est d'ordre 2, le dénominateur d'ordre 1, donc \(f\) se comporte comme \(\frac{x^2}{2x}=\frac x2\to0\). Il faut aussi un DL à l'ordre 3 (pas 1) pour déterminer la position relative, car le terme en \(x^2\) est nul.
✏️ Q7 — Asymptote de \(g(x)=x\operatorname{sh}\!\big(\frac1x\big)\) en \(+\infty\) ♦♦
Énoncé Q7
Énoncé de la question 7 (1 pt).

Cadre. On pose \(u=\dfrac1x\). Quand \(x\to+\infty\), \(u\to0^+\). Alors \(g(x)=\dfrac{\operatorname{sh}u}{u}\).

DL. \(\operatorname{sh}u=u+\dfrac{u^3}{6}+o(u^3)\), donc \(\dfrac{\operatorname{sh}u}{u}=1+\dfrac{u^2}{6}+o(u^2)\), soit \[ g(x)=1+\frac{1}{6x^2}+o\!\Big(\frac1{x^2}\Big)\qquad(x\to+\infty). \]

  • \(g(x)\to1\) : asymptote horizontale d'équation \(y=1\) en \(+\infty\).
  • \(g(x)-1\sim\dfrac{1}{6x^2}>0\) : la courbe est au-dessus de son asymptote au voisinage de \(+\infty\).

Contrôle. \(x=10\) : \(10\operatorname{sh}(0{,}1)=10\times0{,}100166=1{,}00167\) ; \(1+\frac{1}{600}=1{,}00167\). ✔

PiègeQuand \(g(x)-ax-b\to0\) avec \(a=0\) : l'asymptote est horizontale, on n'a pas à chercher de pente non nulle. Ne pas confondre avec une asymptote oblique.

Exercice 2 — L'équation \(\tan x=x\) · 4 pts

✏️ Q8 — Une unique solution \(x_n\) dans \(I_n\) ♦♦
Énoncé Q8
Énoncé de l'exercice 2 et de la question 8 (1 pt).

Cadre. Fixons \(n\in\mathbb N\). Sur \(I_n=\left]n\pi-\frac\pi2,\,n\pi+\frac\pi2\right[\), \(\tan\) est définie et de classe \(\mathcal C^1\). On pose \(\varphi(x)=\tan x-x\).

Dérivée. \(\varphi'(x)=1+\tan^2x-1=\tan^2x\ge0\), et \(\varphi'(x)=0\iff\tan x=0\iff x=k\pi\). Dans \(I_n\), le seul multiple de \(\pi\) est \(n\pi\). Donc \(\varphi'\ge0\) avec un seul zéro isolé : \(\varphi\) est strictement croissante sur \(I_n\).

Limites aux bornes. \(\tan\) est \(\pi\)-périodique et \(\tan\to-\infty\) en \(-\frac\pi2^+\), \(+\infty\) en \(\frac\pi2^-\). Donc \[ \lim_{x\to(n\pi-\pi/2)^+}\varphi(x)=-\infty,\qquad \lim_{x\to(n\pi+\pi/2)^-}\varphi(x)=+\infty. \]

Conclusion. \(\varphi\) est continue, strictement croissante sur \(I_n\) et réalise une bijection de \(I_n\) sur \(\mathbb R\) (théorème de la bijection). Comme \(0\in\mathbb R\), l'équation \(\varphi(x)=0\), c'est-à-dire \(\tan x=x\), a exactement une solution \(x_n\in I_n\).

Pour tout \(n\in\mathbb N\), l'équation \(\tan x=x\) admet une unique solution \(x_n\in I_n\).
Piège Il ne suffit pas de dire « \(\tan x_0=0\) pour \(x_0=m\pi\) » : \(\varphi(n\pi)=\tan(n\pi)-n\pi=-n\pi\neq0\) dès que \(n\ge1\). La solution est différente de \(n\pi\) (sauf \(n=0\) : \(x_0=0\)). Comme \(\varphi(n\pi)<0\) pour \(n\ge1\) et \(\varphi\) croissante, on a même \(x_n\in\left]n\pi,\,n\pi+\frac\pi2\right[\). Il faut utiliser les limites en \(\pm\infty\) aux bornes pour garantir l'existence.
✏️ Q9 — \(\arctan x_n=x_n-n\pi\) ♦
Énoncé Q9
Énoncé de la question 9 (1 pt).

Étape 1. \(x_n\in I_n\iff n\pi-\frac\pi2\lt x_n\lt n\pi+\frac\pi2\iff-\frac\pi2\lt x_n-n\pi\lt\frac\pi2\). Posons \(y_n=x_n-n\pi\in\left]-\frac\pi2,\frac\pi2\right[\).

Étape 2 — périodicité. \(\tan\) est \(\pi\)-périodique : \(\tan y_n=\tan(x_n-n\pi)=\tan x_n=x_n\) (par définition de \(x_n\)).

Étape 3 — \(\arctan\) inverse de \(\tan\) sur \(\left]-\frac\pi2,\frac\pi2\right[\). Comme \(y_n\) est dans cet intervalle : \(\arctan(\tan y_n)=y_n\). Donc \(\arctan x_n=\arctan(\tan y_n)=y_n\).

\[ \boxed{\arctan x_n=x_n-n\pi} \]
Piège\(\arctan(\tan x)=x\) n'est vrai que pour \(x\in\left]-\frac\pi2,\frac\pi2\right[\) : on ne peut pas l'appliquer directement à \(x_n\in I_n\), d'où le passage par \(y_n=x_n-n\pi\).
✏️ Q10 — Développement asymptotique de \(x_n\) à l'ordre 0 ♦
Énoncé Q10
Énoncé de la question 10 (1 pt).

Étape 1 — \(x_n\to+\infty\). \(x_n>n\pi-\frac\pi2\to+\infty\), donc \(x_n\to+\infty\).

Étape 2 — limite de \(\arctan x_n\). \(\arctan t\to\frac\pi2\) quand \(t\to+\infty\), donc \(\arctan x_n\to\frac\pi2\).

Étape 3 — utiliser Q9. \(x_n=n\pi+\arctan x_n=n\pi+\dfrac\pi2+o(1)\).

\[ \boxed{x_n=n\pi+o(n)\ \ (\text{ordre 0 : } x_n\sim n\pi)}\qquad\text{et plus précisément}\qquad \boxed{x_n=n\pi+\frac\pi2+o(1)} \]

Lecture de « ordre 0 ». Le terme dominant est \(n\pi\) (c'est ce que dit \(x_n\sim n\pi\)). On donne directement la forme plus précise \(n\pi+\frac\pi2+o(1)\), car c'est elle qui sert à la question suivante.

PiègeUn équivalent \(x_n\sim n\pi\) ne permet pas d'écrire \(x_n-n\pi\to0\) ; ici \(x_n-n\pi\to\frac\pi2\neq0\). Ne jamais soustraire deux équivalents.
✏️ Q11 — Développement asymptotique à la précision \(\frac1{n^2}\) ♦♦♦
Énoncé Q11
Énoncé de la question 11 (1 pt).

Étape 1 — relation avec \(\frac1{x_n}\). Pour \(x>0\), \(\arctan x+\arctan\frac1x=\frac\pi2\). D'après Q9 : \(x_n-n\pi=\arctan x_n=\dfrac\pi2-\arctan\!\Big(\dfrac1{x_n}\Big)\), soit \[ x_n=n\pi+\frac\pi2-\arctan\!\Big(\frac1{x_n}\Big). \]

Étape 2 — DL d'\(\arctan\). \(\frac1{x_n}\to0\) et \(\arctan t=t-\frac{t^3}{3}+o(t^3)\). Or \(\frac1{x_n}\sim\frac1{n\pi}\), donc \(\left(\frac1{x_n}\right)^3=O\!\left(\frac1{n^3}\right)=o\!\left(\frac1{n^2}\right)\) : \[ \arctan\!\Big(\frac1{x_n}\Big)=\frac1{x_n}+o\!\Big(\frac1{n^2}\Big). \]

Étape 3 — DL de \(\frac1{x_n}\) à la précision \(\frac1{n^2}\). D'après Q10, \(x_n=n\pi+\frac\pi2+o(1)=n\pi\Big(1+\dfrac{1}{2n}+o\!\big(\tfrac1n\big)\Big)\). Donc \[ \frac1{x_n}=\frac1{n\pi}\cdot\frac1{1+\frac1{2n}+o(\frac1n)}=\frac1{n\pi}\Big(1-\frac1{2n}+o\!\Big(\frac1n\Big)\Big)=\frac1{n\pi}-\frac1{2\pi n^2}+o\!\Big(\frac1{n^2}\Big). \]

Étape 4 — assemblage.

\[ \boxed{x_n=n\pi+\frac\pi2-\frac1{n\pi}+\frac1{2\pi n^2}+o\!\Big(\frac1{n^2}\Big)} \]

Contrôle numérique. Les solutions de \(\tan x=x\) sont \(4{,}4934;\ 7{,}7253;\ 10{,}9041;\ 14{,}0662;\ 17{,}2208\ldots\) Pour \(n=5\) : \(5\pi+\frac\pi2-\frac1{5\pi}+\frac1{50\pi}\approx15{,}7080+1{,}5708-0{,}0637+0{,}0064=17{,}2215\), à comparer à \(x_5\approx17{,}2208\). ✔ (l'écart \(\approx7\cdot10^{-4}\) est de l'ordre de \(1/n^3\)).

Pièges
  • Pour le DL de \(\frac1{x_n}\), il faut le terme \(\frac\pi2\) de \(x_n\) : il donne le \(\frac1{2\pi n^2}\) final. Avec \(x_n\sim n\pi\) seulement, on perdrait ce terme.
  • Le signe : \(x_n=n\pi+\frac\pi2-\arctan(\frac1{x_n})\), donc \(-\frac1{n\pi}\) puis \(+\frac{1}{2\pi n^2}\) (le \(-\) de l'inverse devient \(+\) devant).

Exercice 3 — Supplémentaires et projection dans \(\mathbb R^3\) · 2 pts

✏️ Q12 — Base de \(F\) ; \(F\) et \(G\) supplémentaires ♦
Énoncé Ex3 Q12
Énoncé de l'exercice 3 et de la question 12 (1 pt).

Base de \(F\). \(F=\{(x,y,z)\mid z=y-2x\}\). Tout vecteur de \(F\) s'écrit \[ (x,\,y,\,y-2x)=x\,(1,0,-2)+y\,(0,1,1). \] Donc \(F=\operatorname{Vect}\big((1,0,-2),(0,1,1)\big)\). Les deux vecteurs ne sont pas colinéaires : la famille est libre, donc c'est une base et \(\dim F=2\).

\(G\). \(G=\operatorname{Vect}(w)\) avec \(w=(1,2,-1)\neq0\) : \(\dim G=1\).

\(F\cap G=\{0\}\). Soit \(\lambda w\in F\cap G\). Alors \(2\lambda-2\lambda+(-\lambda)=0\), c'est-à-dire \(-\lambda=0\) : \(\lambda=0\). Donc \(F\cap G=\{0\}\) (la somme est directe). C'est équivalent à \(w\notin F\).

Dimension. \(\dim F+\dim G=2+1=3=\dim\mathbb R^3\).

Somme directe + dimensions qui s'additionnent à \(\dim\mathbb R^3\) : \(\mathbb R^3=F\oplus G\). \(F\) et \(G\) sont supplémentaires.
PiègePour montrer que deux sous-espaces sont supplémentaires, deux conditions : \(F\cap G=\{0\}\) et \(F+G=E\) (ou, de façon équivalente, \(F\cap G=\{0\}\) et \(\dim F+\dim G=\dim E\)). Une seule des deux ne suffit pas.
✏️ Q13 — Projection sur \(F\) parallèlement à \(G\) ♦♦
Énoncé Q13
Énoncé de la question 13 (1 pt).

Principe. Pour \(u=(x,y,z)\in\mathbb R^3\) il existe un unique couple \((v,\omega)\in F\times G\) tel que \(u=v+\omega\), et \(p(u)=v\). Comme \(\omega\in G\), \(\omega=\lambda w=(\lambda,2\lambda,-\lambda)\). Alors \(v=u-\lambda w\).

Condition \(v\in F\). \(v=(x-\lambda,\;y-2\lambda,\;z+\lambda)\) doit vérifier \(2v_1-v_2+v_3=0\) : \[ 2(x-\lambda)-(y-2\lambda)+(z+\lambda)=0\iff 2x-y+z+\lambda(-2+2+1)=0\iff\lambda=-(2x-y+z)=y-2x-z. \]

Calcul de \(v\). \[ \begin{aligned} x-\lambda&=x-(y-2x-z)=3x-y+z,\\ y-2\lambda&=y-2y+4x+2z=4x-y+2z,\\ z+\lambda&=z+y-2x-z=-2x+y. \end{aligned} \]

\[ \boxed{p(x,y,z)=(3x-y+z,\ 4x-y+2z,\ -2x+y)},\qquad \operatorname{Mat}_{can}(p)=\begin{pmatrix}3&-1&1\\4&-1&2\\-2&1&0\end{pmatrix}. \]

Vérifications. \(p(w)=p(1,2,-1)=(3-2-1,\,4-2-2,\,-2+2)=(0,0,0)\) ✔ (\(G=\ker p\)) ; \(p(1,0,-2)=(1,0,-2)\) ✔ et \(p(0,1,1)=(0,1,1)\) ✔ (\(F\) fixé) ; et \(p\circ p=p\) (vérifié sur la matrice).

PiègeProjection sur \(F\) parallèlement à \(G\) : on garde la composante dans \(F\) (le noyau est \(G\), l'image est \(F\)). Ne pas inverser les rôles de \(F\) et de \(G\) : la projection sur \(G\) parallèlement à \(F\) est \(\mathrm{id}-p\).

Exercice 4 — Un endomorphisme de \(\mathbb R_2[X]\) · 6 pts

\(f(P)=2(X+1)P-(X^2-2X+1)P'=2(X+1)P-(X-1)^2P'\), pour \(P\in\mathbb R_2[X]\).

✏️ Q14 — \(f\) est un endomorphisme ; matrice \(A\) dans \(\mathcal B=(1,X,X^2)\) ♦♦
Énoncé Ex4 Q14
Énoncé de l'exercice 4 et de la question 14 (2 pts).

Linéarité. Pour \(P,Q\in\mathbb R_2[X]\) et \(\lambda\in\mathbb R\) : \((\lambda P+Q)'=\lambda P'+Q'\), donc \[ f(\lambda P+Q)=2(X+1)(\lambda P+Q)-(X-1)^2(\lambda P'+Q')=\lambda f(P)+f(Q). \]

Stabilité : \(f(P)\in\mathbb R_2[X]\). Il suffit de calculer l'image de la base (par linéarité, \(f(a+bX+cX^2)=af(1)+bf(X)+cf(X^2)\)) :

  • \(f(1)=2(X+1)\cdot1-(X-1)^2\cdot0=2+2X\).
  • \(f(X)=2(X+1)X-(X-1)^2\cdot1=2X^2+2X-(X^2-2X+1)=X^2+4X-1\).
  • \(f(X^2)=2(X+1)X^2-(X-1)^2\cdot2X=2X^3+2X^2-2X(X^2-2X+1)=2X^3+2X^2-2X^3+4X^2-2X=6X^2-2X\).

Les termes en \(X^3\) s'annulent dans \(f(X^2)\) : les trois images sont dans \(\mathbb R_2[X]\), donc \(f(P)\in\mathbb R_2[X]\) pour tout \(P\). Ainsi \(f\in\mathcal L(\mathbb R_2[X])\) est un endomorphisme.

Matrice. Les colonnes sont les coordonnées de \(f(1),f(X),f(X^2)\) dans \((1,X,X^2)\) : \(f(1)=(2,2,0)\), \(f(X)=(-1,4,1)\), \(f(X^2)=(0,-2,6)\).

\[ A=\operatorname{Mat}_{\mathcal B}(f)=\begin{pmatrix}2&-1&0\\2&4&-2\\0&1&6\end{pmatrix}. \]
Piège« Endomorphisme » = linéaire et à valeurs dans le même espace : la vérification de la stabilité (disparition du terme en \(X^3\)) est la partie qui n'est pas automatique. Les colonnes de \(A\) sont les images des vecteurs de base, pas les lignes.
✏️ Q15 — Noyau de \(f\) et nature de \(f\) ♦
Énoncé Q15
Énoncé de la question 15 (1 pt).

Noyau. Soit \(P=a+bX+cX^2\in\ker f\). Ses coordonnées vérifient \(A\begin{pmatrix}a\\b\\c\end{pmatrix}=0\) : \[ \begin{cases}2a-b=0\\ 2a+4b-2c=0\\ b+6c=0\end{cases} \] De la 1ʳᵉ : \(b=2a\) ; de la 3ᵉ : \(c=-\dfrac b6=-\dfrac a3\). La 2ᵉ donne \(2a+8a+\dfrac{2a}{3}=\dfrac{32}{3}a=0\), donc \(a=0\), puis \(b=0\), \(c=0\).

\(\ker f=\{0\}\). (Cohérent avec \(\det A=2\cdot26+12=64\neq0\).)

\(\ker f=\{0\}\) : \(f\) est injective. Comme \(f\) est un endomorphisme d'un espace de dimension finie, le théorème du rang donne \(\operatorname{rg}f=3=\dim\mathbb R_2[X]\) : \(f\) est surjective, donc bijective : \(f\) est un automorphisme de \(\mathbb R_2[X]\).
Piège« Que peut-on en déduire sur la nature de \(f\) ? » : pas seulement « injective » ; la nature attendue est « injective ⇒ bijective (endomorphisme en dimension finie) ⇒ automorphisme ». Et ne pas confondre \(\ker f\) (des polynômes) et \(\ker A\) (des colonnes de coordonnées) : ici le même calcul, mais on conclut sur les polynômes.
✏️ Q16 — \(\mathcal B'=(1,X-1,(X+1)^2)\) est une base ♦
Énoncé Q16
Énoncé de la question 16 (1 pt).

Coordonnées dans \(\mathcal B\). \(1=(1,0,0)\) ; \(X-1=(-1,1,0)\) ; \((X+1)^2=1+2X+X^2=(1,2,1)\). On note \(P\) la matrice dont les colonnes sont ces coordonnées : \[ P=\begin{pmatrix}1&-1&1\\0&1&2\\0&0&1\end{pmatrix}. \]

Méthode 1 (déterminant). \(P\) est triangulaire supérieure : \(\det P=1\cdot1\cdot1=1\neq0\). Les 3 vecteurs forment donc une famille libre de 3 vecteurs dans un espace de dimension 3 : c'est une base.

Méthode 2 (degrés étagés). Les polynômes ont pour degrés \(0,1,2\) : une famille de polynômes non nuls de degrés deux à deux distincts est libre, et \(\dim\mathbb R_2[X]=3\).

\(\mathcal B'\) est une base de \(\mathbb R_2[X]\), et \(P=P_{\mathcal B\to\mathcal B'}\) est inversible.
PiègeLes colonnes de \(P\) doivent être les coordonnées des vecteurs de \(\mathcal B'\) dans l'ancienne base \(\mathcal B\). Inverser les rôles donnerait la matrice \(P^{-1}\).
✏️ Q17 — Matrice \(B\) de \(f\) dans la base \(\mathcal B'\) ♦♦
Énoncé Q17
Énoncé de la question 17 (1 pt).

Formule de changement de base. Avec \(P=P_{\mathcal B\to\mathcal B'}\) (coordonnées de \(\mathcal B'\) dans \(\mathcal B\)) : \[ B=\operatorname{Mat}_{\mathcal B'}(f)=P^{-1}AP. \]

Inverse de \(P\). Par remontée (matrice triangulaire) : \[ P^{-1}=\begin{pmatrix}1&1&-3\\0&1&-2\\0&0&1\end{pmatrix}\quad(\text{vérification : }P^{-1}P=I_3). \]

Calcul. \[ AP=\begin{pmatrix}2&-1&0\\2&4&-2\\0&1&6\end{pmatrix}\begin{pmatrix}1&-1&1\\0&1&2\\0&0&1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2&-3&0\\2&2&8\\0&1&8\end{pmatrix}, \] \[ B=P^{-1}(AP)=\begin{pmatrix}1&1&-3\\0&1&-2\\0&0&1\end{pmatrix}\begin{pmatrix}2&-3&0\\2&2&8\\0&1&8\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}4&-4&-16\\2&0&-8\\0&1&8\end{pmatrix}. \]

\[ B=\begin{pmatrix}4&-4&-16\\2&0&-8\\0&1&8\end{pmatrix}. \]

Vérification directe (colonne par colonne, sans matrice).

  • \(f(1)=2+2X=4\cdot1+2\,(X-1)\) : colonne \((4,2,0)\) ✔.
  • \(f(X-1)=f(X)-f(1)=X^2+4X-1-2-2X=X^2+2X-3=(X+1)^2-4\) : colonne \((-4,0,1)\) ✔.
  • \(f((X+1)^2)=f(X^2)+2f(X)+f(1)=8X^2+8X=8(X+1)^2-8(X-1)-16\) : colonne \((-16,-8,8)\) ✔.
PiègeL'ordre des facteurs : \(B=P^{-1}AP\) (et non \(PAP^{-1}\)). Moyen mnémotechnique : \(P\) transforme des coordonnées en \(\mathcal B'\) en coordonnées en \(\mathcal B\) (\(X_{\mathcal B}=PX_{\mathcal B'}\)) ; on applique donc d'abord \(P\), puis \(A\), puis on revient avec \(P^{-1}\).
✏️ Q18 — Coordonnées de \(Q=X^2-3X+2\) dans \(\mathcal B'\) ♦
Énoncé Q18
Énoncé de la question 18 (1 pt).

Coordonnées dans \(\mathcal B\). \(Q=2\cdot1-3\cdot X+1\cdot X^2\) : \([Q]_{\mathcal B}=\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}\).

Changement de base. \([Q]_{\mathcal B'}=P^{-1}[Q]_{\mathcal B}\) : \[ \begin{pmatrix}1&1&-3\\0&1&-2\\0&0&1\end{pmatrix}\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2-3-3\\-3-2\\1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-4\\-5\\1\end{pmatrix}. \]

\[ [Q]_{\mathcal B'}=\begin{pmatrix}-4\\-5\\1\end{pmatrix},\qquad Q=-4\cdot1-5\,(X-1)+1\cdot(X+1)^2. \]

Vérification. \(-4-5(X-1)+(X^2+2X+1)=-4-5X+5+X^2+2X+1=X^2-3X+2\) ✔.

PiègeIl s'agit des coordonnées (un vecteur colonne de \(\mathbb R^3\)), pas d'un « nouveau polynôme » : écrire \(X^2-5X-4\) (en mélangeant les coordonnées avec la base canonique) est faux. Toujours préciser dans quelle base on lit les nombres.

Bilan — réponses finales

QuestionRéponse
QCM 1 / 2 / 3 / 4E · E · D · A
Q5 (cours)\(\ker f=\{0\}\Rightarrow\dim\operatorname{Im}f=\dim E=\dim F\Rightarrow\operatorname{Im}f=F\)
Q6\(f(x)=\frac x2-\frac{x^3}{12}+o(x^3)\) ; \(f(0)=0\), tangente \(y=\frac x2\), inflexion en 0
Q7\(g(x)=1+\frac{1}{6x^2}+o(\frac1{x^2})\) ; asymptote \(y=1\), courbe au-dessus
Q8 / Q9unique \(x_n\in I_n\) (\(\varphi'=\tan^2x\ge0\), limites \(\mp\infty\)) ; \(\arctan x_n=x_n-n\pi\)
Q10 / Q11\(x_n=n\pi+\frac\pi2+o(1)\) ; \(x_n=n\pi+\frac\pi2-\frac1{n\pi}+\frac1{2\pi n^2}+o(\frac1{n^2})\)
Q12base \((1,0,-2),(0,1,1)\) ; \(F\cap G=\{0\}\), \(2+1=3\)
Q13\(p(x,y,z)=(3x-y+z,\ 4x-y+2z,\ -2x+y)\)
Q14\(A=\begin{pmatrix}2&-1&0\\2&4&-2\\0&1&6\end{pmatrix}\)
Q15\(\ker f=\{0\}\) ⇒ automorphisme
Q16 / Q17 / Q18\(\det P=1\) ; \(B=\begin{pmatrix}4&-4&-16\\2&0&-8\\0&1&8\end{pmatrix}\) ; \([Q]_{\mathcal B'}=(-4,-5,1)^T\)
Réflexes à retenir
  • Équivalents : ils se multiplient, se divisent, se mettent à une puissance ; jamais de somme ni de différence (écrire \(f-g=(f-1)+(1-g)\) ou factoriser).
  • Étude locale : DL jusqu'au premier terme non nul après la droite (tangente \(\Rightarrow\) position), ici l'ordre 3 car le terme en \(x^2\) est nul.
  • Suite définie par une équation : bijection sur chaque intervalle (monotonie + limites aux bornes), puis \(x_n=\text{terme principal}+\text{correction}\) par injection successive.
  • Projection sur \(F\) // \(G\) : \(u=v+\lambda w\), imposer \(v\in F\) pour trouver \(\lambda\).
  • Changement de base : \(B=P^{-1}AP\) avec \(P\) = coordonnées de la nouvelle base dans l'ancienne ; \([u]_{\mathcal B'}=P^{-1}[u]_{\mathcal B}\).

📂 Documents donnés

Sujet du DS1 tel qu'il figure sur le scan reçu (énoncés nettoyés).

Les copies scannées annotées (nom et notes d'un autre étudiant) restent en local et ne sont pas publiées : les énoncés ci-dessus sont reconstitués à partir de découpes nettoyées.